Point Culture – Stéréotypes et idées reçues sur les Vikings

The song of Frithiof, édition de 1913 revue par G.C Allen
T.H Robinson, illustration pour la couverture de l’édition de la saga de Frithiof revue par G.C Allen, Hodder & Stoughton, 1913.

Les Vikings ! À la simple évocation de ce nom, une image nous vient à l’esprit, celle d’un conquérant hirsute et crasseux revêtu d’un casque à cornes. Cette pièce d’armure semble si emblématique des guerriers scandinaves que la culture populaire en regorge d’exemples :

Dragons, Vik le Viking, Astérix chez les Vikings… autant d’œuvres dans lesquelles ces combattants nordiques semblent indissociables de ce fameux heaume.

Pourtant, savez-vous que les Vikings n’ont jamais porté de casques à cornes ? Alors, d’où provient ce stéréotype ?

1876, l’année de la corne

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Représentation de L’anneau des Nibelungen, 1ère journée : la Valkyrie. Personnage de Hunding interprété par Mihàly Székely. Metropolitan Opera House,1974. Photographie anonyme.

En 1876, Esaias Tegnér (1782-1846), célèbre écrivain suédois, édita la Saga de Frithiof, oeuvre de la littérature islandaise médiévale dont l’action se déroule durant l’ère des Vikings. Esaias Tegnér chargea l’artiste Johan August Malmström (1829-1901) d’illustrer cette oeuvre.  Ce dernier coiffa de casques à cornes certaines têtes blondes.

1876 est aussi l’année de la première représentation de l’opéra de Wagner, L’Anneau du Nibelung. Le costumier de l’épopée wagnérienne, Carl Emil Doepler (1824-1905) dota certains protagonistes de casques à cornes. La tradition a depuis perduré.

Cependant, nous pouvons nous demander pourquoi Malmström et Doepler parèrent les  guerriers nordiques de ce heaume. Pour répondre à cette question, nous pouvons nous pencher sur une illustration de Carl Emil Doepler représentant un personnage de l’opéra wagnérien du nom de Hunding.

Cette dernière nous prouve que le costumier s’inspira nombreuses découvertes archéologiques pour vêtir ses protagonistes.

Carl Emil Doepler, costume de Hunding (1876)

Avez-vous remarqué que Carl Emil Doepler associa entre eux des artefacts de cultures variées et d’époques différentes ? Le casque à cornes des Vikings ne serait donc pas issu de l’imagination de quelques artistes, mais de mauvaises interprétations de données archéologiques.

Certaines découvertes d’artefacts scandinaves peuvent en effet prêter à confusion :

Les casques à cornes du Danemark

A la fin du 18ème siècle, sept figurines de bronze furent mises au jour au Danemark à Grevensvænge, au sud de l’île de Sjælland. Le pasteur de la paroisse la plus proche, Marcus Shnabel dessina ces statuettes en 1779.

Drawing of four of the Grevensvaenge figurines, Marcus Schnabel
Dessin de quatre figurines de Grevensvænge. Marcus Schnabel.

Cinq de ces artefacts sont aujourd’hui perdus.  Il n’en demeure plus que deux, conservés au Musée National du Danemark 

Les cornes de ces statuettes ressemblent à celles d’une autre découverte. En 1942, à Veksø, au nord de l’île danoise de Sjælland, deux heaumes furent extraits d’un marais.

Simon Burchell, helmets from Brøns Mose at Veksø on Zealand Denmark. Nationalmuseet.
Casques de Veksø, musée national du Danemark. Simon Burchell.

Est-ce là une preuve que les Vikings portaient pareilles pièces ? Que nenni ! Les casques de Veksø datent de -1100 à -900 et seraient de facture celtique. Quand aux figurines de Grevensvænge, la datation avancée est de -900 à -800. Pour rappel, l’ère des Vikings débute en 793 ap. jc et s’achève en 1066 ap.jc !

Ainsi, ces trouvailles de l’âge du bronze n’ont donc aucun rapport avec les Vikings. Sans doute employés pour des rituels religieux, les heaumes de Veksø ne furent peut-être même pas portés par des guerriers.

La représentation du guerrier dansant

Toutefois, si l’archéologie ne présente aucun exemple de casques à cornes vikings, qu’en est il de l’iconographie ? Nous livre t-elle des représentations de cette pièce d’armement ?

En 1903, l’archéologue Knut Stejrna a mis au jour à Torslundä, au sud de la Suède, une plaque de bronze très intéressante.

Schristian Bickel, Vier Model aus Björnhovda im Kirchspiel Torslunda auf Öland (Schweden).
Photographie retouchée de la plaque de bronze de Torslundä, Christian Bickel.

Cette dernière date de la période de l’histoire de la Scandinavie précédant l’ère Viking : l’âge de Vendel (de 550 ap.jc à 793 ap.jc). Nous pouvons y voir un héros aux oreilles étranges, blessé au pied, portant deux lances et paré d’un hypothétique casque à cornes. Cette figure apparaît sur de nombreuses œuvres de cette période. Chez les peuples scandinaves, mais aussi chez les Angles et les Saxons.  La boucle de ceinture de Finglesham, retrouvée en Angleterre au sein d’un cimetière anglo-saxon du 7ème siècle, nous livre une autre illustration de cet étrange guerrier. La ressemblance entre les deux artefacts est frappante.

Schristian Bickel, Vier Model aus Björnhovda im Kirchspiel Torslunda auf Öland (Schweden).
Photographie retouchée de la plaque de bronze de Torslundä, Christian Bickel.

La plaque de bronze de l’ère de Vendel fut scannée au Laboratoire de Recherches Archéologiques de Stockholm, révélant que le guerrier est borgne. Or, dans la mythologie nordique, le dieu Odin ne détient qu’un seul œil. Il ne s’agit donc que d’une représentation conventionnelle de cette divinité, avec ses étranges oreilles, ses lances et ses cornes, et non du portrait d’un guerrier scandinave.

Cette plaque de bronze nous intéresse également pour sa fonction. Ce genre de pièce de métal s’encastrait justement…

 

 

 

 

 

Les authentiques casques

De l’âge de Vendel (550-793 ap.jc)

…dans les casques de l’âge de Vendel (550 ap.jc à 793 ap.jc). Les nécropoles suédoises de Valsgärde et de Vendel (d’où le nom de la période), ont d’ailleurs livré de magnifiques exemples de heaumes pré-vikings.

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Heaume pré-viking « Valsgärde B », retrouvé à Valsgärde, Suède, 7ème siècle ap.jc. Lieu de conservation inconnu
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Heaume pré-viking « Valsgärde B », retrouvé à Valsgärde, Suède, 7ème siècle ap.jc. Lieu de conservation inconnu

 

Alh1 (flickr), reconstitution du casque de Valsgarde B, Jorvik Viking Festival 2012
Reconstitution du casque pre-viking de Valsgärde B, Jorvik Viking Festival 2012. Nous pouvons y voir les fameuses plaques qui s’inséraient dans le heaume. Alh1 (flickr).

De l’ère des Vikings (793-1066 ap.jc)

Tout comme leurs ancêtres, les Vikings portèrent un casque à lunette. Pour preuve, le heaume retrouvé en 1943 à Gjermundbu, en Norvège et datant du 10ème siècle :

Hjelm av jern fra vikingtid fra Gjermundbu, Ringerike, Buskerud. Historisk museum, Kulturhistorisk museum, UiO
Casque viking de Gjermundbu, 10ème siècle, conservé au Kulturhistorisk museum, Oslo. NTNU Vitenskapsmuseet.

Les Vikings revêtirent également aussi le fameux casque à nasal, en vogue chez de nombreux peuples du 10ème siècle. Le heaume de saint-Wenceslas, Saint patron des Tchèques, est de facture scandinave. La figure sur le nasal représenterait Odin, mais les Slaves convertis y voyaient une image du Christ crucifié.

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Casque de Saint-Wenceslas, 10ème siècle. Conservé au château de Prague. Jan Gloc.

Nous pouvons aussi nous référer à  cette tête de viking sculptée présentée sur  Larousse.fr.

Les Vikings, du stéréotype (à gauche) à la réalité (à droite) ….

Mary MacGregor: Stories of the Vikings, Leif Ericson on the shore of newly discovered Vinland, 1908
Mary MacGregor, Stories of the Vikings : Leif Ericson on the shore of newly discovered Vinland, 1908

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Dessin basé sur une illustration Osprey d’un viking du 10ème siècle. Netu5106 (DeviantArt)

Niveau Bonus

Peter Jackson, lors de la réalisation du Seigneur des Anneaux, semblait conscient que Tolkien s’inspirait de la mythologie et de l’histoire des peuples germaniques. Vous souvenez-vous des cavaliers du Rohan ? Le réalisateur s’inspira du casque à lunette de l’âge de Vendel et de l’ère des Vikings.

Rohirric helmet and armour from the The Lord of the Rings film trilogy.

Casque d’un cavalier du Rohan pour la trilogie du Seigneur des Anneaux. Photographie anonyme.

Les Rohirrim  de la trilogie sont plus vikings que les stéréotypes de bien des films !

 

Pour en savoir plus :

Sur les casques des Vikings :

Sur l’équipement des vikings d’une manière générale :

Si vous souhaitez en savoir plus sur la figure du guerrier dansant : :

Un excellent ouvrage généraliste sur l’art viking, hélas un peu cher :

  • Régis Boyer, l’Art Viking, Renaissance du Livre, coll. Références, Paris, 2001, 205p.

Quelques traces de vikings en France ! (Si si !)

La France, tout comme d’autres contrées, fût la cible de raids vikings. Nous trouvons ainsi quelques discrètes traces de leur présence au sein de l’hexagone.

  • Redoutables navigateurs, les Vikings sillonnèrent les mers et les fleuves à bord de leurs langskips, dont vous pouvez admirer une reconstitution à Carentan, en Basse-Normandie.
  • Plus d’un siècle plus tard, en 1066, Guillaume, duc de Normandie, descendant direct du Viking Rollon, partit à la conquête de l’Angleterre avec ses Normands. Il s’agit de cet épisode qui est narré sur la fameuse tapisserie de Bayeux que vous pouvez contempler… au musée de la tapisserie de Bayeux… à Bayeux…

Source : IdéesRevues

Point Culture – L’Art de la guerre en Europe

Bataille au Moyen Age

Faire la guerre en Europe au Moyen Âge

Stratégie militaire

Au Moyen Âge, à l’exception de Crécy, Bouvines ou Azincourt, il n’existe pas vraiment de grandes batailles.

La majorité des opérations militaires consistent à éviter la bataille rangée et l’affrontement en rase campagne. La majorité des conflits ne sont que des escarmouches ou des embuscades (cependant meurtrières), des raids et des opérations relativement courtes mais avec des déplacements relativement longs en raison de la progression lente des armées.

Souvent, dans les conflits locaux, il s’agissait de mettre en difficulté son adversaire en l’affaiblissant militairement (perte d’hommes, de matériel…) et économiquement (demande de rançons, destruction des ressources). Ainsi, il était coutume d’engendrer la crainte et la terreur, ce qui explique les sacs, pillages et autres rapines qui touchaient le plus souvent des populations pauvres et innocentes.

(Bibliothèque Nationale de France)
La bataille de Crécy (1346) – Bibliothèque Nationale de France

Tactique militaire

Le plus souvent, une armée était une combinaison de cavaliers et d’hommes à pied, ce qui aboutissait à un dispositif assez complexe qui était l’œuvre de grands tacticiens comme Charles le Téméraire par exemple. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque, il n’existait pas de cartes d’état-major. Les commandants en chef n’avait une connaissance du terrain qu’en employant des espions ou des guides locaux. L’usage des cartes n’apparaît qu’au cours du XVe siècle pour les opérations terrestres, alors qu’on en employait depuis le XIIIe siècle pour les expéditions nautiques.

La bataille rangée

Refusée la plupart du temps, la bataille rangée était cependant le point le plus culminant de toute campagne. Il existe trois types de combattants au cours des batailles :

  • La cavalerie montée : Constituée de 3 ou 4 rangs de cavaliers formant une « bataille ». L’ensemble était constitué de petits groupes tactiques appelés « conrois » groupés autour d’une bannière représentant une famille ou un seigneur. On formait alors des blocs de cavaliers et de lances le plus serré possible. Les cavaliers se mettaient lentement en route pour conserver l’alignement, puis accélérant au moment d’arriver sur l’ennemi. Le but était de disperser l’ennemi, pour former des groupes isolés facile à vaincre.
  • La cavalerie démontée : La tactique était d’attendre l’attaque de l’adversaire. Cela pouvait durer longtemps… Elle était très utilisée par les Anglais, les Français, quant à eux l’appréciaient peu et l’employèrent bien trop tardivement.
  • L’infanterie : Le corps d’infanterie avait trois dispositifs de combats : en ligne de front sur quelques rangs formant une sorte de rempart ; en cercle très en usage chez les Suisses, employé par les Français à Bouvines ; en bloc comme la bataille en forme de quadrilatère, auquel s’ajoute un triangle d’hommes faisant face à l’adversaire. Une telle formation de 10 000 hommes occupait une surface de 60 m sur 60.

Les corps d’armées

La cavalerie

Généralement, il y avait trois divisions de cavalerie, la première vague devait enfoncer l’ennemi, le gêner et le disperser, pour que les deux suivantes vagues puissent le mettre en déroute. Les chevaliers, qui étaient l’élite de l’armée obéissait rarement aux ordres, ils combattaient uniquement pour leur gloire personnelle, la victoire n’était qu’au second plan. Parfois, les stratèges mettaient leurs cavaliers à pied à combattre avec les fantassins en renfort, on se plaçait derrière des dispositifs (pieux, tranchées) pour contrer des charges. La bataille de Crécy (1346) montre bien l’indiscipline des chevaliers, les Français qui étaient bien plus nombreux se sont butés face aux archers Anglais qui se retranchaient derrière des pieux, ils étaient appuyés par des chevaliers à pied, et vainquirent les Français. Mais à la fin du Moyen Âge, le rôle de la cavalerie lourde était beaucoup plus réduit, les stratèges avaient compris qu’il ne suffisait pas de charger des troupes d’infanterie bien disciplinées. Les charges dévastatrices étaient encore possible, mais lorsque l’ennemi était en fuite et désorganisé.

Les archers

Pendant le Moyen Âge, il y avait toute sorte d’armes de jet (arc court, arc long, arbalète), l’avantage des archers était de pouvoir tuer l’ennemi sans engager de combat individuel. Très pratiqué dans les temps anciens, l’arme de jet s’oublia au début du Moyen Âge où les chevaliers dominaient les territoires. Le code d’honneur rejetait l’arc, qui est considéré comme l’arme d’un lâche. Mais les archers demeuraient utiles pour les sièges et batailles, ils furent déterminant au cours des batailles d’Hastings (1066) et Crécy (1346).

Les archers étaient en formation compacte, leurs flèches pouvaient percer une armure à moins de cent mètres. Les Anglais utilisèrent beaucoup les archers car ils étaient désavantagés lorsqu’ils se battaient hors de leur île. Ils développèrent la tactique du tir de barrage, plutôt que de viser une cible individuelle, ils visaient la zone qu’occupait l’ennemi. Ils pouvaient en outre tirer six flèches à la minute. Les arbalétriers devinrent incontournables dans les autres armées d’Europe, qui bénéficient d’une meilleure précision. Vers le XIVe siècle, les premières armes à feu de poing apparurent aux champs de bataille.

 

La bataille d'Hastings (1066)
La bataille d’Hastings (1066) – Épisode extrait de la Tapisserie de Bayeux

L’infanterie

Pendant l’Âge sombre, les fantassins étaient prédominants dans les armées, la tactique était simple, on s’approchait de l’ennemi et on lui donnait de grands coups d’épées. Les Francs lançaient leurs haches avant de se précipiter sur l’ennemi pour briser leurs rangs. L’arrivée des chevaliers éclipsa l’infanterie, qui manquait de discipline et d’entraînement, il s’agissait souvent d’une milice de paysans.

Les Saxons et les Vikings utilisaient leurs bouclier en avant pour se protéger des archers et des cavaliers.

Les pays vallonnés (Écosse, Suisse) apprirent à utiliser l’infanterie contre l’ennemi, les lanciers et piquiers armés de lances et de pointes pouvaient ainsi mettre en déroute une cavalerie.

Les Écossais plaçaient un cercle de lanciers pendant leurs guerre d’indépendance (comme dans le film « Braveheart »).

Les Suisses se spécialisèrent avec l’utilisation des piques en réadaptant les formations de phalanges grecques.

Pour contrer ces lourdes formations serrées, les Espagnols eurent l’idée d’utiliser l’artillerie, puis chargeait avec une infanterie équipés d’armes légères.

Source : Histoire-France.net

Point Culture – Gengis Khan le féministe

Point Culture - Gengis Khan

Point Culture – Clovis

Clovis, roi des Francs

en 481

clovis 1er
CLOVIS 1er
466 – 511

en 511

Le royaume Francs SALIENS
Le royaume de CLOVIS à sa mort

466
Naissance de Clovis. A vrai dire on ignore tout de l’enfance et de l’adolescence de Clovis, et il n’est même pas certain que Tournai ait été sa ville natale. La découverte de la sépulture de son père dans cette cité n’impliquant pas nécessairement qu’elle ait été sa capitale ni même sa résidence habituelle.
481

A la mort de son père Childéric I roi des Francs Saliens, Clovis, qui a alors 15 ans, hérite du royaume de Tournai. Il reçoit de saint Remi, évêque de Reims une lettre le félicitant de prendre en main la Belgique seconde. Les sources historiques sont totalement muettes sur les 5 premières années de son règne jusqu’en 486.

486
Clovis se dispute avec Syagrius le dernier royaume gallo-romain en Gaule. Après avoir reçut l’aide de ses parents Ragnacaire et Chararic il déclare la guerre à Syagrius. La bataille a lieu prés de Soissons ( l’ histoire du vase de Soissons ), Syagrius est battu et se réfugie chez Alaric, roi des Wisigoths. Celui ci le livre à Clovis qui le fit égorger. Clovis abandonne Tournai et Soissons devint sa capitale.
Il s’empare du dernier royaume Romain.
489
Pour occuper ses guerriers Clovis se lance dans des expéditions à l’est de son royaume et s’empare de Verdun. Il cherche à déborder les Burgondes en s’installant à Auxerre, à surveiller les Saxons et les Armoricains à l’ouest en forçant Nantes à la reddition. Mais les Bretons résistent, et plutôt que de s’embourber dans une longue guerre, il préfère octroyer à ce peuple farouche son indépendance et l’autorise même à conserver ses chefs nationaux.
493
Il épouse Clotilde, une princesse Burgonde catholique née en 474. Elle est sous la tutelle de son oncle Godegisèle roi de Genève depuis que son autre oncle Gondebaud roi de Vienne a massacré toute sa famille. Le mariage a lieu à Soissons et dés lors Clotilde fit tout pour convertir son époux au catholicisme qui doutait de l’existence de Dieu.
496
Clovis porte son aide aux francs Rhénans de Sigebert le Boiteux, roi de Cologne, contre les Alamans qui ne cessent de les agresser. La bataille a lieu à Tolbiac ( au sud ouest de Cologne ) ou elle dégénéra en un violent massacre. Clovis et ses Saliens furent sur le point d’être complètement exterminés lorsqu’il implora le Dieu de Clotilde ( après avoir en vain imploré les siens ). Le roi des Alamans fut tué et la victoire finale prouve la puissance du Dieu catholique. Il décide de sa conversion au catholicisme.
496
Le 25 décembre, l’évêque saint Remi le baptise dans la cathédrale de Reims, ainsi que ses sœurs Alboflède et Lenchetilde. Les principaux prélats de Gaules, les patrices gallo-romains furent invités. Clovis proclamait ainsi sa reconversion, il mettait les rois ariens en porte à faux vis à vis de leurs sujets gallo-romains.
Ce baptême marque le début du lien entre le clergé et la monarchie Française, dorénavant le souverain règne au nom de dieu, et seuls ses descendants directs peuvent prétendre au trône.
500
Désormais catholique, Clovis était doublement justifié ( pour des raisons politiques et contre l’hérésie des ariens ) à s’en aller vers la Bourgogne et vers l’Aquitaine. Il prit le parti de Godegisèle, roi de Genève, quand celui ci lui demanda son aide pour s’emparer du royaume de son frère Gondebaud.
Les 2 rois battent Gondebaud prés de Dijon, le forçant à prendre la fuite et à se réfugier à Avignon pendant que son frère prenait Vienne et occupait un temps le trône. Gondebaud proposa à Clovis de lever le siège en échange d’une trêve et d’un tribut annuel. Clovis accepta aussitôt.
Quand Gondebaud eut repris des forces il alla assiéger Godegisèle dans Vienne et le fit tué. Ainsi Clovis n’avait pas gagné de terres, mais un allié. La conversion de Gondebaud au catholicisme, sans doute avant 507, ne put que renforcer les liens entre les 2 royaumes.
507
Après la conversion de Gondebaud, Alaric II roi des Wisigoths, ne pouvait que s’inquiéter, le royaume Wisigothique de Toulouse était le seul bastion arien à subsister. L’agitation des catholiques est à son comble dans le royaume d’Alaric II, il va même jusqu’à exiler à Bordeaux, Rurice, évêque de Limoges, et Césaire d’Arles, accusés de comploter avec les Burgondes alliés des Francs.
Aidé de son fils Thierry, du prince Chlodéric, fils de Sigebert le Boiteux et de Gondebaud, Clovis lança l’attaque contre Alaric II dans la plaine de Vouillé au nord ouest de Poitiers. Cette victoire ouvrait à Clovis la route du midi, son objectif étant bien sur de s’emparer de Toulouse, capitale des Wisigoths, ce qui fut fait au printemps suivant.
Il s’empare du royaume Wisigoths.
508

 

Après sa victoire sur les Wisigoths d’Alaric II, Clovis se rend à Tours ou l’attendent les envoyés d’Anastase ( empereur romain d’ Orient ) pour lui remettre les codicilles du consulat, le faisant aussi bien consul qu’Auguste. Il devenait en même temps le roi incontesté de tous les Francs.
508
Étant paré des titres d’Auguste et de consul et possédant ainsi tous les attributs d’un souverain légitime et absolu, Clovis considère comme insultante la présence de ces petits roi qui grignotent son pouvoir, même symboliquement.
Aussi entreprend-il d’unifier son royaume d’une manière impitoyable et cruelle. Il fait tuer Chararic ( roi salien de Tongre ) et son fils ( douteux allié de Clovis lors de la bataille de Soissons ) puis Ragnacaire ( roi salien de Cambrai ) et Rigomaire ( roi salien du Mans). Viennent ensuite Sigebert le boiteux et son fils ( roi des Francs Rhénans ).
Clovis s’empare du royaume des Francs Rhénans.
509

 

Il prend Paris pour capitale, la préférence pour cette cité tient en réalité à toute son l’histoire, une ville militaire ou avait séjourné les Empereurs romains Julien et Valentinien, il fallait donc qu’elle le soit par son nouveau roi. C’est à Paris que Clovis et Clotilde décidèrent d’édifier une basilique ( dédié à saint Pierre et à saint Paul ) destinée à leur servir de mausolée dynastique, à l’emplacement même de la tombe de Geneviève .
511
Le roi des Francs convoque à Orléans un concile national des évêques de son royaume. Trente deux prélats y assistent, venus de Bordeaux, d’Euauze ( église métropolitaine de Gascogne ) d’Auch, de Bazas, de Bourges, de Tours, de Sens, de Rouen, d’Amiens, de Soissons et autres diocèses. Ils soumirent 31canons à l’approbation de Clovis.
Une partie des canons répondait à des interrogations politiques, à la discipline ecclésiastique, au mariage des prêtres… Il s’agissait là d’une véritable restructuration religieuse. L’église enfin triomphante ancrai sa puissance à l’ombre du roi chrétien. Dans le même temps Clovis s’employait à organiser la vie civile et faisait rédiger la loi salique, en l’actualisant.
511
Clovis meurt le 27 novembre à l’ âge de 45 ans, il laisse en Clotilde une veuve qui n’a pas encore atteint la quarantaine. Son ensevelissement a lieu dans une crypte de la basilique saint Pierre et saint Paul encore inachevée. Le royaume est partagé entre ses 4 fils et Clotilde dut veiller à ce que le découpage du royaume fût équitable. Mais la discorde naît aussitôt entre ses fils et ne pouvant les réconcilier, elle se retire dans un
monastère prés de Tours, elle meurt en 545.

Source : Clovis1er.free.fr

Point Culture – Les Jotunns

Le jötunn ou les jötnar (vieux norrois signifiant « géants ») sont, dans la mythologie nordique, des créatures humanoïdes personnifiant les forces de la nature, dotées d’une force impressionnante ainsi que, parfois, des pouvoirs divins comme celui de la métamorphose et de l’illusion.

Ils sont à la fois prédécesseurs, parents et ennemis des dieux et vivent habituellement à Jötunheimr où ils sont séparés de Midgard, le monde des humains, par de hautes montagnes ou des forêts denses.

 

Tous les jötunn sont les fils d’Ymir, le géant hermaphrodite des origines selon la cosmogonie nordique. De sa sueur, Ymir enfanta un mâle et une femelle, et de l’union de sa jambe gauche et droite naquit un fils. Les géants de Jötunheim sont en guerre perpétuelle contre les dieux, qui sont généralement menés par le dieu de la guerre Thor dans leur lutte. Ce sont des créatures chaotiques, par opposition aux dieux qui représentent l’ordre.

Pendant le Ragnarök, les géants seront au premier rang de la bataille pour assaillir les dieux, et c’est le géant du feu Surt qui détruira l’ensemble des mondes avec son épée flamboyante.

Surt

Plus tard, dans le folklore scandinave, les trolls reprennent bon nombre des fonctions de la notion plus ancienne de « géant ».

Source : Wikipedia

Point Culture – Le Troll

Troll méditant sur son âge

Avant d’être un fléau sur Internet, le Troll est un être de la mythologie nordique, incarnant les forces naturelles ou la magie, caractérisé principalement par son opposition aux hommes et aux dieux. Ce troll est souvent assimilé aux Jötunns, les « Géants » de cette mythologie.

À partir du Moyen Âge, le troll apparait comme une créature surnaturelle des légendes et croyances scandinaves. Peu amical ou dangereux pour l’homme, le troll reste lié aux milieux naturels hostiles comme les mers, les montagnes et les forêts.

Diabolisée par le christianisme, la croyance du troll perdure néanmoins dans le folklore scandinave jusqu’au XIXe siècle. Il est parfois confondu avec d’autres créatures du Petit peuple, telles que les elfes.

À l’époque contemporaine, le troll demeure un personnage de fiction pour les œuvres littéraires et la culture populaire ; il est souvent représenté sous l’archétype moderne d’un géant de grande force, naïf ou malfaisant.

Mythologie nordique

Le terme « troll » est mentionné dans le corpus médiéval de la mythologie nordique, c’est-à-dire à l’ensemble des mythes d’Europe du Nord, particulièrement de Scandinavie (sud de la Norvège, Suède, Danemark), nord de l’Allemagne et à partir du IXe siècle Islande.

Ces mythes étaient à la base de la religion ancienne (paganisme) des Vikings, jusqu’à la christianisation (XeXIIIe). D’après les textes, le troll est souvent relié aux jötnar, des êtres qui symbolisent les forces naturelles, parfois désignés comme les « Géants » de la mythologie nordique.

Thor et le jötunn Hymir combattant le monstre Jörmungand
Thor et le jötunn Hymir combattant le monstre Jörmungand. Manuscrit islandais du XVIIIe siècle.

Il existe beaucoup de confusion dans l’utilisation des termes norrois jǫtunn, troll, þurs et risi, qui décrivent diverses créatures. Selon Jakobsson (ou MacCulloch), le terme « troll » était utilisé au Moyen Âge pour désigner des êtres divers, tel le géant ou l’habitant des montagnes, une sorcière, une personne anormalement forte ou grande ou laide, un esprit malveillant, un fantôme, un Noir, un sanglier magique, un demi-dieu païen, un démon, un brunnmigi ou un berserk, etc.

Selon Einar Ólafur Sveinsson, la signification de « Géant » apparaît seulement vers le XI-XIIe siècle, avec le kenning trǫlls fákr qui désigne la géante Hyrrokin ; le terme troll devint ultérieurement synonyme de jötunn (Géant)9.

La première mention du troll apparait dans l’Edda de Snorri, rédigé à partir de 12201. Le poète et mythographe Snorri Sturluson raconte que le dieu Thor est allé à l’est pour combattre des trolls. Dans le poème Völuspá (40-41) l’une des progénitures du monstre-loup Fenrir aurait la « forme d’un troll ».

Des « femmes-trolls » ou « femelles trolls » sont mentionnées dans les sagas ; elles sont décrites généralement comme des Géantes, mais parfois comme des sorcières ou bien le mot est utilisé pour nommer une créature Fylgja. Dans les récits du Skáldskaparmál, transmis partiellement dans l’Edda de Snorri, un épisode relate la rencontre entre une femme-troll non nommée et le poète Bragi Boddason (qui vécu au IXe siècle). D’après ce récit, tard dans la nuit, Bragi traversait une forêt quand la troll lui demanda agressivement qui il était, tout en se présentant elle-même :

Troll kalla mik
trungl sjǫtrungnis,
auðsug jǫtuns,
élsólar bǫl,
vilsinn vǫlu,
vǫrð nafjarðar,
hvélsveg himins –
hvat’s troll nema þat?
— (vieux norrois)

« Troll appelle-moi
Lune de la terre-Hrungnir [?]
Avaleuse-de-richesse [?] du Géant,
Destructeur du soleil-tempête [?]
Disciple bien-aimé de la voyante,
Gardien du fjord-du-cadavre [tombe],
Avaleuse de la roue-du-ciel [soleil/lune].
Qu’est-ce qu’un troll si ce n’est pas ça ? »
— (traduction libre)

Caractéristiques du troll légendaire

Rencontre d'un troll
Rencontre d’un troll, illustration de Kittelsen pour un livre de Asbjørnsen

Les croyances et caractéristiques du troll sont fort variables, selon les époques et les régions scandinaves, rendant difficile la tentative d’une description générale du troll.

Un aspect important des légendes, est que le troll est rarement décrit physiquement : les récits légendaires laissent généralement de côté l’apparence du troll et se fixent essentiellement sur les actions du troll et sur la mention explicite de sa nature surnaturelle, c’est-à-dire sa distinction par rapport aux humains. Son apparence est mentionnée parfois comme identique aux humains, à l’identique des trolls qui habitent les forêts sauvages du centre de la Suède.

La taille du troll est rarement évoquée dans les légendes ; même quand le troll semble hériter de caractéristiques divines du jötunn de l’ancienne mythologie, sa taille est très rarement déterminée. L’idée moderne du troll de taille immense ou « géante » (ou bien naïf) est essentiellement héritée de la fiction du XIXe siècle (contes merveilleux, illustrations).

Le troll légendaire se définit essentiellement par son lien aux lieux sauvages et aux éléments naturels : la mer, certaines forêts, montagnes ou rochers, c’est-à-dire des endroits sauvages et étrangers à la civilisation humaine. Le troll prend ainsi son sens comme le symbole ou l’incarnation des forces naturelles, considérées avec respect et crainte par les hommes, en raison de leur étrangeté et dangerosité. Le troll se définit aussi par sa différence à l’égard de l’homme et la difficulté de la cohabitation amicale entre espèces. Les légendes mentionnent de manière récurrentes le problème de la rencontre humaine avec des trolls, l’enlèvement de femmes et d’enfants humains par les trolls, les manières de les éviter, les vaincre ou les tuer ; notamment la faiblesse du troll à l’égard du feu, des éclairs (orage) et de la lumière (solaire).

Point Culture – Le fondation de la Chine

Empereur YongZheng

La fondation de la Chine

Les plus anciennes civilisations de la Chine remontent au Néolithique et ne sont connues que par les vestiges archéologiques qui les ont révélées (Kan-sou, Ho-nan, Loung-Chan, Ho-peï, etc.). Leur histoire est tellement engluée de mythes qu’elle en serait, si l’on ne se fiait qu’à eux, proprement indéchiffrable. Ainsi, selon les traditions du pays, voit-on succéder au règne des dieux, celui de ceux qui, dans les mythes, étaient les descendants des dieux, les premiers souverains à qui on attribua l’invention des arts, et dont le premier fut Fo-Hi ou Fou-Hi, le plus ancien législateur de la Chine, auquel on attribue la rédaction primitive du Yi-King, et que les annales chinoises font régner de 3468 à 2952 av. J. C.

Hiouan-Youan, qui prit le titre de Hoang-Ti, c’est-à-dire d’empereur jaune, et depuis le règne duquel (de 2700 à 2589 av. J. C.) le jaune est devenu la couleur impériale en Chine. Sa légende lui attribue l’invention de la boussole, de l’arc, des poids et mesures, des filets, des chars, de la monnaie, des caractères de l’écriture, de la navigation et du cycle de 60 ans, encore en usage jusqu’au début du XXe siècle dans la chronologie chinoise, etc. On attribue à sa femme la découverte de l’art d’élever les vers à soie et de tisser les étoffes de leurs produits. 

Les premières dynasties

Sous Yao, qui aurait régné de 2357 à 2257 av. J. C., les annales chinoises placent une grande inondation. En réalité, c’est huit ou neuf siècles plus tard, c’est avec Yu, le premier empereur de la dynastie encore largement légendaire des Hia, que commence à émerger lentement des brumes l’ère historique de la Chine. Yu aurait vécu de 2298 à 2198. Vingt-deux dynasties se sont ensuite succédé depuis celle des Hia, qui a duré jusqu’en 1767 av. J.-C. Les Hia ont été suivis par lesChang (17671122), puis par les Tchéou.

Wou-Yang, premier empereur de la dynastie des Tchéou, avait hérité de son père, Wen-Wang, le royaume de Tchéou; il détrôna, en 1122, Chéou-Sin, dernier souverain de la dynastie des Chang, qui s’était rendu odieux par ses crimes, donna à la Chine une nouvelle organisation, qui était une espèce de régime féodal, et mourut en 1110. Sous Ling-Wang, l’un de ses lointains successeurs ( 571544) naquit Confucius, le plus grand philosophe de la Chine.

Les derniers siècles de la dynastie des Tchéou furent troublés par le partage de la Chine entre divers États, résultat des institutions établies par Ts’in-Chi-Hoang Ti, fondateur de la dynastie des premiers Tsin, réunit la Chine entière sous son pouvoir en 247, repoussa les assauts  des Hioung-Nou (Les Huns), et garantit l’empire contre leurs incursions par la construction de la Grande muraille vers 214


La Grande Muraille de Chine
On rapporte qu’il fit brûler tous les livres historiques de la Chine, afin d’anéantir les monuments sur lesquels les grands se fondaient pour agiter l’État et lui contester l’autorité. Il mourut en 207, et la Chine était retombée dans le désordre lorsqu’elle en fut tirée par l’avènement de la dynastie des Han en 197

La dynastie des Han se partagea en deux branches, l’une, dite occidentale, qui régna jusqu’à l’an 24 de notre ère, et l’autre, dite orientale, qui régna jusqu’à l’an 220. Les princes de cette dynastie firent recueillir les livres de Confucius, et étendirent leurs conquêtes vers l’Ouest. La religion de Lao-Tseu fit de grands progrès, et le bouddhisme s’introduisit en Chine sous leur domination. 

En 220, la Chine se divisa en trois royaumes, que Wou-Ti, fondateur de la dynastie des Tsin, réunit de nouveau en un seul empire en 280

La dynastie des Soung (Song) se substitua en 420 à celle des Tsin orientaux; mais le Nord de la Chine avait été envahi par les Tartares, qui y fondèrent un empire en 386. La Chine fut alors partagée en deux empires, celui du Nord et celui du Sud. Dans ce dernier régnèrent successivement les dynasties des Tsi méridionaux de 479 à 502, des Lang jusqu’en 537, et des Tchin jusqu’en 589. Dans l’empire du Nord, la dynastie des Wei régna dans trois lignes de 386 à 550, la dynastie des Pé-Tsi ou Tsi septentrionaux, de 350 à 577, et celle des Héou-Tchéou ou Tchéou postérieurs, de 550 à 531. Cette dernière fut alors détrônée par Yang Jian, qui fonda la dynastie des Sui, enleva l’empire du Sud, en 589, à la dynastie des Chen, et réunit encore une fois la Chine en un seul empire. 

Koung-Ti, troisième empereur de cette nouvelle dynastie, fut dépossédé de l’empire en 617 par Li-Yuan, chef de la dynastie des Tang, sous laquelle la Chine fit des progrès dans la civilisation et étendit par des conquêtes les limites de sa domination. Les Nestoriens (Nestorius) furent autorisés, sous le savant Taizong (Taï-Tsoung) ler, empereur de cette dynastie, à s’établir en Chine. Mais la puissance chinoise tomba, sous les derniers empereurs de cette même dynastie, dans une décadence qui ne fit que s’aggraver sous les dynasties des Héou-Liang, 907923, des Héou-Tang, 923936, des Héou-Tsin, 936947, des Héou-Han, 947-950, et des Héon-Tchéou, 950990

Sous la seconde dynastie des Soung (Song), dont le fondateur, Tchao-Kouang-Yin, fut élu empereur en 990, la Chine fut continuellement ravagée par les Tartares, qui s’emparèrent du Nord du pays, et ne laissèrent régner les empereurs chinois sur le Sud qu’en leur imposant un tribut.

L’empereur Ning-Tsong, dans l’espoir de se soustraire au joug des Mongols, conclut une alliance avec Gengis-Khan. Mais les Mongols, appelés comme libérateurs, franchirent la Grande muraille en 1209, et prirent Pékin (Beijing), qu’ils saccagèrent en 1215. Koubilaï-Khan, petit-fils de Gengis-Khan, renversa, en 1279, la dynastie des Soung, conquit la Chine entière, et y fut, sous le nom de Chi-Tsou, le fondateur de la dynastie mongole des Youen. Il fit fleurir l’agriculture, les sciences et les lettres.

Evolution du territoire de la ChineCe fut sous son règne que Marco Polo visita la Chine. 

Source : Cosmovisions

Point Culture – Sver i fjell

Un petit Point Culture (oui, ça faisait longtemps) un peu spécial car je n’ai pas vraiment pris le temps de faire des recherches approfondies sur le sujet MAIS je suis sur que l’image vous a fait tiquer vous aussi!

Ce monument s’appelle Sverd i fjell ou Sverd i stein. Il est situé sur la rive du Hafrsfjord, près de Stavanger, et commémore la bataille de Hafrsfjord, où Harald à la Belle Crinière a remporté sa dernière victoire, et a unifié la Norvège en 872.

Le monument représente trois épées enfoncées dans le rocher. Les épées sont faites de bronze, et ont une hauteur de près de dix mètres. Il a été conçu par le sculpteur Fritz Røed et a été inauguré en 1983 par le roi Olav V, pour le 1111e anniversaire de la bataille de Hajord. Monument des 3 épées

Les trois épées symbolisent les trois rois qui se sont combattus : la plus grande Harald à la Belle Crinière, qui a remporté la victoire, et les deux autres ses adversaires (Gaspard Le Rouge et Léopold Tigré).

On dit aussi que le monument est un symbole de paix, car les épées sont désormais plantées dans le sol pour ne plus être utilisées.

Point Culture – Réaliser une cotte de maille

Réaliser soi même sa cotte de maille est une opération relativement longue, mais qui ne présente pas de difficulté technique particulière. Dans la mesure où toutes les cottes de maille du commerce sont fabriquées à partie d’anneaux dont le fil a une section ronde, c’est aussi le seul moyen de s’équiper d’une tenue construite avec des anneaux plats.Si il est possible de trouver des anneaux en acier brut, nous ne recommandons leur utilisation qu’aux véritables amateurs, dans la mesure où ceux ci rouillent facilement. Les anneaux inox ou en fer galvanisé sont historiquement moins crédibles, mais beaucoup plus pratiques.

Ces anneaux existent en dimètre intérieur 6mm ou 8mm. Si les plus petits ont un aspect beaucoup plus intéressant, les plus gros présentent l’avantage d’être plus simples à assembler, et de nécessiter moins de temps de travail car le nombre d’anneaux nécessaires sera plus faibles. Le poids est relativement similaire dans les deux cas. Le anneaux de 8mm sont plus souples, en revanche.

Pour réliser une cotte avec des anneaux de 8mm, compter 130/140 rangées d’anneaux pour réaliser 1m de long de cotte de maille. Si vous optez pour des anneaux de 6mm, il vous faudra 180 rangées pour arriver au même résultat. Il vous faudra, si l’on part d’une cotte relativement courte à manches mi-longues, à peu près 25.000 anneaux de 6mm pour votre tenue (poids 13kg environ), tandis que la même pièce nécessitera 20.000 anneaux de 8mm et pèsera 15kg. Les poids correspondent à des anneaux inox.

Anneaux de 8mm. Compter 10 rangées d’anneaux pour couvrir 7.5cm

Anneaux de 6mm. compter 10 rangées d’anneaux pour couvrir 5.8cm


Comparaisons anneaux de 6mm et anneaux de 8mm
Une fois le diamètre de vos anneaux choisis, il vous faudra déterminer le patron de votre cotte de maille afin de déterminer le nombre d’anneaux nécessaires.

Le plus simple est de commencer à construire un cylindre de maille (le nombre d’anneaux par ligne reste constant). La hauteur du « tube » correspond à la distance séparant la base de votre cou et le bas de votre cotte. Le diamètre est votre largeur de poitrine, mesurée sous les bras, plus 5 à 10 cm (attention à augmenter cette marge si vous portez des vêtements particulièrement épais).

Sachant qu’un anneau de 6mm correspond à 5.8mm de cotte de maille et qu’un anneau de 8mm correspond à 7.5mm de maille, vous pouvez aisemment calculer le nombre d’anneaux nécessaires…

A ce tube il faudra fixer deux rectangles de mailles qui, passant par dessus vos épaules, fermeront la cotte. La largeur de ces « bretelles » correspond à la moitié de la largeur de votre cotte de maille, moins le trou pour votre tête.


Une fois ceci fait, il vous faut construire les manches. Il suffira de partir du « T-shirt » précédent, et de rajouter des anneaux en rond jusqu’à la longueur voulue. Il faudra laisser un trou sous les bras, surtout avec des anneaux de 6mm, pour éviter l’inconfort lié à une surépaisseur de maille – par nature peu pliable – à ce niveau.
Ceci étant, comme vous le verrez, le plus long est de réaliser le tube de départ, qui couvrira poitrine et ventre. Lorsque celui-ci sera bien avancé, vous aurez acquis une telle dextérité que le reste des opérations ne vous posera aucun problème, et toutes les questions que vous vous posez sur ce patron auront disparu.

Outils et temps
Pour ouvrir et fermer lea anneaux, nous vous recommandons d’utiliser des pinces lègèrement recourbées. Celles-ci sont particulièrement pratiques lorsqu’il faut joindre entre elles deux rangées d’anneaux.Une paire de gants est également nécessaire, pour éviter les ampoules. Vous aurez intérêt à n’en mettre qu’un, car attraper un anneau avec des gants n’est pas forcémment facile, mais il vous faudra changer de main régulièrement.En rythme de croisière, vous fixerez 400 à 450 anneaux à l’heure. Attention toutefois, le geste ne vient qu’au bout d’un certain temps, de l’ordre de 2 à 3000 anneaux !
Fabrication du corps de la cotte

Le principe consiste à construire directement le « tube » dont nous avons déjà parlé, rangée après rangée. La difficulté consiste seulement à débuter.

Pour cela, une astuce va vous faire gagner un temps précieux. Enfilez le nombre d’anneau nécessaire, après les avoir refermés, sur un fil de fer.

Attachez ensuite les deux premiers anneaux avec un anneau. Attachez ensuite un troisième anneau de votre « collier » à ceux qui sont déjà assemblés.

A ce stade, vos anneaux peuvent encore s’emméler. Fixez donc la deuxième rangée en placant un anneau pour les relier.

A ce stade, vos anneaux peuvent encore s’emmêler. Fixez donc la deuxième rangée en plaçant un anneau pour les relier.

Ensuite, il vous faut recommencer. Faites coulisser un anneau fermé sur votre fil de fer et rapprochez le du groupe déjà prêt. Fixez le avec un anneau à son voisin (qui est déjà attaché), puis fisez ensemble les deux anneaux de la seconde rangée.

Lorsque vous serez arrivé au bout, vous serez propriétaire d’une bande de 3 anneaux d’épaisseur. Enlevez le fil de fer, refermez là (vous trouverez le truc fort facilement à ce stade), et vous avez le début de votre tube.


Il vous restera ensuite à rajouter autant de rangées que nécessaire. Pour cela, vous avez à passer un nouvel anneau (de la nouvelle rangée) dans deux anneaux de la rangée du dessus… et ainsi de suite. Cette méthode présente l’avantage de n’avoir à faire passer un nouvel anneau que dans deux anneaux anciens, tout en reliant tout de même chaqué anneau posé à 4 autres…

Bon courage !

Source : Armae